Maïwenn

19 mai 2019

Anniversaire pirate

J'ai une conception très tradi des goûters d'anniversaire : des copains, un gâteau, des bonbons et des enfants jouant librement. Ceux d'entre vous qui n'ont pas d'enfants d'âge scolaire ne le savent peut-être pas, mais c'est de plus en plus rare. Beaucoup de parents organisent des activités, des ateliers, des grands jeux. C'est très bien ! Mais je trouve qu'il est important aussi de laisser les enfants jouer seuls.

Cette année j'ai un peu dérogé à ma règle. Il se trouve que John a emprunté le CD de l'Ile au trésor pour Judikael, qui l'a écouté en boucle pendant plusieurs semaines, et connaît l'histoire sur le bout des doigts. Donc le thème était tout trouvé. Et qui dit thème pirate, dit chasse au trésor. Judikael y tenait beaucoup, je ne me voyais pas lui gâcher ce plaisir. Mais je voulais quelque chose de tranquille, en intérieur, pour pallier l'absence de jardin et ne pas être dépendant du temps. Pour couronner le tout, je voulais une activité zéro déchet et zéro achat (sauf le trésor : des bonbons et des pièces en chocolat) . Donc j'ai opté pour des énigmes permettant de trouver des lettres formant un indice pour localiser le trésor dans l'appartement. Les 6 enfants (4 garçons et 2 filles) jouaient ensemble, je ne voulais pas faire d'équipes. 

Déguisée en vieille femme, j'ai raconté qu'un pirate m'avait laissé des indices pour trouver un trésor. Mais il fallait que je m'assure que les enfants le cherchant soient dignes de devenir pirates. Voici les 8 épreuves, ça pourra vous donner des idées.

- Quiz sur les pirates

- Jeu d'observation : des playmobil et accessoires, on en enlève un, les enfants doivent le retrouver.

- Jeu des senteurs : reconnaître des odeurs (mais ça n'a pas bien marché. J'avais mis des cotons dans des enveloppes, et les odeurs se sont mélangées. En plus, c'était un peu trop difficile pour les enfants)

- Test en breton : comme de nombreux pirates et corsaires étaient bretons, il fallait vérifier le niveau linguistique des aspirants. Ils ont dû donner le nom d'animaux.

- Test en anglais : beaucoup d'Anglais aussi sur les flots, donc test des couleurs.

- Chansons : les pirates aiment danser et chanter pour se détendre, chacun devait chanter une chanson parlant de mer, bateau, île... Judikael en a un sacré répertoire (Merci L'opéra pirate de Gérard Delahaye), mais ça a été un peu difficile pour les autres

- Mimes : les pirates croisent de nombreux animaux, il fallait reconnaître les mimes de John

- Attitude menaçante : les mousses étaient-ils capables de prendre un air assez menaçant pour être crédibles comme pirates ?

Grâce à tout ça ils ont pu former le mot TOILETTES et y ont retrouvé le trésor, qui a été très apprécié !

Le gâteau, après ça, était presque de trop !

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A part les arbres évidemment, puisqu'un gâteau fait maison ne peut rivaliser contre des bonbons et des cigarettes russes !

Ensuite nous sommes allés au petit parc du quartier, où la joyeuse bande a joué aux pirates pendant un bon moment. Cache-cache et le loup ont toujours du succès aussi. Au retour mes sablés aux formes piratesques ont été bien appréciés.

Un bel après-midi !

 

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11 mai 2019

Comment la junte a truqué, bidouillé et volé les élections

Je vous recommande la lecture de cet article de Pravit Rojanaphruk, qui résume bien où en est la Thaïlande sur le plan politique. Pour ceux qui ne maîtrisent pas l'anglais, j'ai fait la traduction. C'est plutôt courageux de la part de Pravit de mettre tout ça noir sur blanc, étant donné le piètre état de la liberté de la presse en Thaïlande. En effet, le royaume est classé 136 sur 180 par Reporters Sans Frontière. Ce journaliste est très surveillé par la junte, il a déjà été censuré et a même été retenu dans un « camp de réajustement comportemental » !

Pravit

Photo : RSF

 

Comment la junte a truqué, bidouillé et volé les élections

 

La commission électorale a finalement annoncé les résultats officiels des élections de 2019, plus d’un mois après le jour du scrutin. Maintenant, nous devons nous demander si l’élection était libre et juste.

 

La réponse va dépendre de votre définition de « légitime » et « équitable ». Après tout, en Thaïlande on ne manque pas de personnes qui considèrent que les coups d’état sont des moyens justes et légitimes de changer de régime.

 

A mon avis, le scrutin du 24 mars était seulement partiellement libre et pas du tout juste.

 

L’élection n’était pas libre parce que pendant 4 ans après le coup d’état de mai 2014, les partis politiques avaient interdiction de mener des activités politiques. Jusqu’à la fin de l’année dernière, les citoyens ne pouvaient pas organiser de réunions politiques de plus de 4 personnes.

 

Jusqu’à quelques mois avant le 24 mars, le paysage politique thaï était fait de restriction, voire de répression. Ceux qui s’opposaient à la junte militaire n’étaient pas en mesure de se préparer librement, de mobiliser ou de définir leurs causes.

 

L’élection était injuste parce que les règles qui la définissaient ont été établies par des personnes choisies par le leader de la junte, le Général Prayuth Chan-ocha, qui était lui-même candidat au poste de premier ministre et le restera sans doute.

 

Certains affirment qu’un référendum a entériné la constitution écrite par la junte en 2016. Mais le « oui » a gagné en partie parce que rejeter le texte aurait retardé encore plus les élections, accordant à Prayuth le droit de garder son pouvoir absolu indéfiniment. De plus, les opposants au texte ont été harcelés, certains ayant même été poursuivis pour ne pas avoir respecté l’interdiction des réunions politiques.

 

Même les soit-disant « arbitres » de l’élection de 2019, les membres de la Commission électorale, ont été choisis et approuvés par le Parlement nommé par la junte et qui le suit les yeux fermés, l’Assemblée Législative Nationale. Par conséquent, l’élection a été marquée par un redécoupage des circonscriptions et une méthode bizarre de répartition des sièges.

 

Après la fin du vote, la Commission a modifié la formule annoncée précédemment pour calculer la répartition des sièges – et voilà, le camp anti-junte n’a plus la majorité simple. Il devait avoir plus de 250 sièges, mais ils ont été réduits à 245. Ensuite, il y a le Sénat et ses 250 membres, dont 244 sénateurs nommés par Prayuth.

 

Comment un jeu peut-il être juste quand un joueur choisit ceux qui écrivent les règles (la constitution et les lois électorales), sélectionne les arbitres indirectement (la Commission électorale) et s’assure que son équipe a des joueurs supplémentaires (les 250 sénateurs qui se joindront aux 500 députés pour élire le nouveau premier ministre) ?

 

Qu’est-ce que c’est que cette élection ? Mais comme nous sommes dans un pays où certains confondent les règles de la junte avec la loi, on imagine facilement qu’ils diront que l’élection du 24 mars était libre et juste.

 

Cependant, ceux qui considèrent les initiateurs du coup d’état comme des usurpateurs y voient une mascarade destinée à faire passer le système pour un régime élu et légitime.

 

Certains se demanderont peut-être si la junte n’a pas honte. Eh bien, les militaires n’avaient aucun scrupule il y a 5 ans et ont usurpé le pouvoir par la force ouvertement. Ne croyez pas qu’ils pourraient se sentir coupables d’avoir bidouillé une élection qu’ils avaient peu de risque de perdre.

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Géants des mers

Le Norwegian Gateway est à Brest jusqu'au 21 mai pour des travaux et réaménagements. 3000 personnes y travaillent 24 heures sur 24 !

Même de loin il est impressionnant ! En escale à Brest il y a deux ans jour pour jour, il avait d'ailleurs battu le record du nombre de croisiéristes accueillis en un jour : 3783. Mais il restait des cabines vides, puisqu'il a une capacité de 4028 passagers.

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A côté de lui le Pont-Aven de Brittany Ferries, en réparation suite à un incendie le 29 avril, paraît tout petit !

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Plus d'infos sur le Norwegian Gateway dans Ouest-France.

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02 mai 2019

Hail to the queen*

Message écrit hier mais je n'ai pas réussi à l'envoyer

 

La Thaïlande a une nouvelle reine : Suthida. Le roi Rama X doit être couronné ce week-end et il n'en avait pas, ça fait quand même un peu moche. Alors il a épousé sa quatrième compagne (connue) : la Générale Suthida Vajiralongkorn na Ayudhya, son ancienne garde du corps. Je crois qu'elle a gagné un nouveau nom dans l'histoire car "Vajiralongkorn" est le prénom du roi, "na" la particule qui identifie les nobles et "Ayudhya", l'ancienne capitale.

Pour les photos, je vous renvoie au journal Khaosod

Et pour illustrer quand même cet article, des photos de Lesquelen à Plabennec. Nous avions beaucoup apprécié ce site médiéval à la Toussaint, mais un premier mai, c'est encore mieux. Presque féérique !

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* "Vive la reine". Je le mets en anglais, parce que pendant les vacances j'ai embarqué Judikael pour des spectacles d'impro en anglais (mère indigne). Une des choses qui l'ont le plus marqué et qu'il a retenue, ce fut la salutation à la reine des abeilles.

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27 avril 2019

J'ai vu un chamois

Depuis toujours Judikael aime les mots, les rimes, les allitérations... Il essaye souvent de trouver des phrases qui riment ou qui reprennent des homonymes (Par exemple : quand il vente, je me vante de ma vente) Ce matin nous avons poussé un peu l'exercice pour imaginer ce petit poème.

 

J’ai vu un chamois

Qui mangeait du chocolat

Avec trois petits chats

Ouh la ! Ils en ont plein les doigts

 

J’ai vu une souris

Qui courait sous mon lit

Avec une fourmi.

Stop ! La partie est finie

 

J’ai vu un loup

Qui coupait du houx

Sous l’oeil d’un hibou

Aïe ! Il s’est piqué le genou.

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22 avril 2019

Karreg an tan (Gouézec) - Lothey

Ces vacances de Pâques resteront dans les annales comme un temps dédié à la Bretagne intérieure. Nous avons passé la journée à Gouézec et Lothey, deux petites communes de la région de Pleyben. J'ai d'abord voulu écrire "canton de Pleyben", mais il a disparu en 2015. Alors j'ai pensé à la communauté de communes, mais elle n'existe plus non plus, c'est maintenant Pleyben-Chateaulin-Porzay...

Pour commencer nous avons gravi le Karreg en Tan pour admirer toute la région d'en haut. Je pensais que c'était le point culminant des Montagnes noires (279m), mais il est largement battu par le Roc'h Toulaerion à Spézet (318m). Le Menez Hom les domine de ses 330 mètres, mais géologiquement les Montagnesn noires s'arrêtent à Châteaulin.

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Certes, l'altitude est modeste, mais on sent quand même bien qu'on est sur un sommet.

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"Karreg an tan" signifie "la roche du feu". Ce nom vient de l'époque des invasions vikings au Xe siècle. Des guetteurs postés sur le Menez Hom surveillaient l'océan. Quand ils voyaient un drakkar, ils allumaient un feu pour prévenir leurs compères du Karreg en tan, qui relayaient la nouvelle pour les habitants de l'intérieur.

 

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Ensuite nous avons pique-niqué sur la place de l'église de Lothey. Un habitant créatif, dénommé Claude, a peuplé le bourg de créatures et créations étonnantes.

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La commune elle-même semble avoir de l'humour !

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Ensuite, nous avons suivi le "circuit des montagnes", proposé par le comité des fêtes. Vous le trouverez ici, ainsi que 2 circuits plus longs. Le nôtre faisait 7,5 km. Comme Judikael avait très bien marché le week-end dernier, j'ai proposé qu'on se lance sur cette distance, mais c'était quand même un peu long pour lui... On reviendra à des circuits de 5km !

Nous sommes allés jusqu'au point culminant de la ville. Presque tout le circuit emprunte des chemins faciles (pas de boue en ce mois d'avril), c'est agréable. Globalement il est bien signalé aussi, même si nous avons fait fausse route 2 ou 3 fois. Heureusement nous nous sommes vite aperçus de nos erreurs et avons vite retrouvé la bonne route.

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Ensuite nous avons longé l'Aulne canalisée. Avant ça nous avons dû faire un bout de chemin tout près de la voie express, dommage pour la pollution sonore.

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L'écluse de l'Aulne.

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16 avril 2019

Pontivy

J'ai déjà dû vous le dire : Judikael adore les circuits avec des étapes bien identifiées. Pour lui ce sont des chasses au trésor. Alors pour visiter Pontivy j'ai téléchargé les deux livrets jeu disponibles sur le site de l'office du tourisme : un circuit sur la ville médiévale, l'autre sur la partie construite par Napoléon.

Dans un souci de logique chronologique et aussi parce que je préfère le Moyen-âge au XIXe siècle et que je doutais qu'on enchaîne les deux, nous avons commencé par le circuit médiéval. Nous avons donc visité le nord de la ville en suivant le blason des Rohan.

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Le livret est très  bien fait, avec des énigmes abordables mais stimulantes pour les enfants.

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Pour les parents, ou les enfants très curieux, des panneaux délivrent des informations plus précises. Ici il s'agit de la maison du sénéchal, deuxième personnage du duché. En 1695, 2000 bonnets rouges se sont massés devant pour protester contre les taxes qui étranglaient le peuple.

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Pontivy c'est aussi une ville d'eau, au confluent du Blavet et du canal de Nantes à Brest.

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D'ailleurs, on s'en doute, elle tire son nom d'un pont, celui de Saint Ivy, qui y construisit un monastère. Ce sont les Rohan qui lui apportèrent la prospérité en la choisissant comme capitale de leur fief.

Le château n'est pas visitable pour le moment. Il est en réfection depuis qu'une courtine s'est effondrée en 2014 pendant la tempête Petra.

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A noter qu'il n'est plus la propriété de Josselin de Rohan : celui-ci l'a vendu à la ville en 2015 pour un euro symbolique. Depuis 1953 la ville assumait déjà la rénovation et l'entretien quite à la signature d'un bail de 99 ans.

Après ce circuit, nous pensions que Judikael en aurait eu assez, mais non : il a insisté pour suivre aussi les traces de l'abeille, symbole de Napoléon avec l'aigle. A vrai dire nous n'avons pas suivi toutes les étapes, la fatigue se faisant sentir. Et l'architecture de l'époque est moins intéressante.

Voici l'austère tribunal.

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Et l'église Saint-Joseph, construite entre 1863 et 1867 avec de l'argent offert par Napoléon III après une visite. Mais comme il n'a pas donné assez, le clocher ne fut jamais construit.

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C'est en 1804 que Napoléon Ier décida de débaptiser Pontivy et de lui donner le nom, bien modeste, de Napoléonville. Il voulait en faire un grand centre militaire, et, en temps de paix, un centre commercial. Il ordonna la canalisation du Blavet jusqu'à Hennebont (Lorient) pour que la garnison de Pontivy puisse accéder aux trois principaux ports bretons (Brest, Lorient, Nantes) en bas de blocus anglais. Il y créa également le troisième lycée d'état de la région, après Nantes et Rennes. 

Sous le règne de Louis XVIII Pontivy retrouva son nom  breton. Puis Napoléon III la rebaptisa Napoléonville. Elle redevint Pontivy en 1870.

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15 avril 2019

Pluméliau-Bieuzy

Après notre belle journée à Josselin nous avons retraversé la frontière linguistique et passé la nuit à Noyal-Pontivy, en zone historiquement bretonnante. Avec une pensée pour toutes les Nolwenn que je connais, puisque ce prénom vient de là-bas.

Au matin, direction Saint-Nicolas des eaux (commune de Pluméliau) pour une balade. Sur la route, nous sommes intrigués par le clocher imposant d'une chapelle, et décidons de nous y arrêter. Nous avons alors découvert un site exceptionnel : la chapelle Saint Nicodème et ses quatre fontaines. Trois pour Nicodème, une pour Cornély.

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L'emplacement étonnant, au fond d'un vallon, aurait été choisi par deux boeufs laissés libres qui se seraient reposés là.

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Le presbytère, construit dans le prolongement de la chapelle. Une porte intérieure mène directement à la sacristie.

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Ensuite nous sommes allés jusqu'au petit port de Saint-Nicolas, point de départ de notre balade autour du méandre de Castennec. Nous avons suivi ce circuit (5km) et nous vous le recommandons : Circuit du méandre

A cet endroit remarquable par son éperon rocheux, le Blavet fait un méandre que la Seine n'aurait pas renié.

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Ecluse de la Couarde

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Après avoir longé la rivière, nous sommes montés jusqu'au belvédère de Castennec, 140m plus haut.

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En chemin, nous avons rencontré un défilé de vieilles voitures. Ce n'est pas un spectacle qui m'intéresse particulièrement, mais j'ai adoré contempler les sourires sur les visages des conducteurs et passagers, qui s'affichaient rien qu'en nous voyant leur faire signe. Du bonheur tout simple et rafraîchissant (mais un peu odorant, pouah les gaz d'échappement)

Ensuite, retour dans les bois pour aller jusqu'au clou de la balade : la chapelle Saint-Gildas.

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Semi troglodytique, elle a été construite à l'emplacement de l'ermitage de Saint-Gildas et son disciple, Saint-Bieuzy.

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Saint-Bieuzy avait le pouvoir de guérir la rage. Un jour, un seigneur local, le sieur de Kervern vient le trouver pour qu'il guérisse ses chiens. Bieuzy étant occupé à célébrer la messe, il demanda à l'homme d'attendre. Celui-ci était apparemment très impatient et impulsif et goûta peu cette contrainte. Il décida donc de lu fendre le crâne. Le coutelas y resta planté. Cela n'empêcha pas Bieuzy d'aller voir Gildas dans son abbaye de Rhuys, à 80km de là. Il y mourut, muni des prières de son maître. Et qu'advint-il du sieur de Kervern ? A son retour chez lui, tous ses chiens étaient enragés, se fit mordre, et ne rejoint dans doute jamais Bieuzy au paradis.

Nous sommes redescendus à Saint-Nicolas par les bois et nous avons terminé cette première étape de la journée par un pique-nique bucolique au bord de la rivière.

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14 avril 2019

Josselin

Cette fois-ci, c'est en famille que nous sommes partis en week-end dans le centre-Bretagne. Un peu plus loin que Brasparts, puisque notre but premier était de visiter le château de Josselin.  Après un pique-nique dans le bois d'amour, dont je reparlerai plus bas, nous avons flâné dans la ville en attendant l'ouverture du château.

Josselin est une cité très ancienne, puisqu'on considère qu'elle a été fondée en 1008 par Guéthénoc, fils de Conan 1er, duc de Bretagne. C'est son fils, Goscelinus, qui lui a donné son nom.

Voici la plus ancienne maison répertoriée (désolée, je n'ai pas noté la date)

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D'autres demeures remarquables

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Dans la basilique nous avons admiré le gisant d'Olivier de Clisson, dit Le Boucher, connétable du roi de France Charles VI. il fut un grand opposant à Jean IV, duc de Bretagne, vainqueur de la guerre de succession.

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C'est lui qui fit construire le château à la place d'un fort du XIIIe siècle. Il avait alors 9 tours et faisait 4500m2. Olivier de Clisson épousa Marguerite de Rohan en seconde noce, et le château appartient à la famille Rohan depuis.

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La belle façade sculptée est l'oeuvre du duc Jean II. Le duc de Bretagne, François II lui avait d'abord confisqué son château pour le punir d'être trop fancophile. Mais sa fille, qui n'était autre qu'Anne de Bretagne le lui rendit et son mari (le roi de France Charles VII) y ajouta même le produit d'une taxe sur les boissons. Cela permit donc à Jean II de faire des travaux d'embellissement.

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Au XVIIe siècle le château fut encore l'objet d'une punition : Mazarin détruisit le donjon et tours. Il se trouve que le Rohan avait eu l'outrecuidanse de se convertir au protestantisme.

Le château fut alors abandonné. A la Révolution il sers de dépôt de grain et de prison. Puis, à la fin du XIXe siècle il est reprit en main par Alain de Rohan (je ne sais pas quel numéro), qui le restaure. Aujourd'hui le château est toujours habité par Josselin de Rohan, qui fut, entre autres, président du conseil régional et sénateur. Il vit à l'étage avec sa famille (nous avons entendu des bruits de pas !), mais d'après la guide, ils utilisent quasi quotidiennement la salle à manger du bas. C'est drôle de visiter un château en sachant qu'il est toujours habité. Ca a beaucoup intéressé Judikael, qui aurait voulu rencontrer les propriétaires ! Nous avons beaucoup apprécié la visite du château (le rez de jardin uniquement, photos interdites), et des jardins. Il y avait un petit jeu pour les enfants à l'occasion de Pâques, ça tombait bien !

La roseraie

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Le jardin à l'anglaise

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Après la visite nous avons décidé de suivre le parcours "Au fil de l'eau". Avec une gargouille pour mascotte, il se propose d'informer les petits et les grands sur l'importance du cycle de l'eau.

Nous avons commencé notre parcours au pied du château, au bord de l'Oust.

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Et nous avons remonté un petit ruisseau qui s'y jette pour suivre les panneaux. Il faut y relever un mot à chaque fois (il est écrit en couleur) pour former une phrase. Si vous essayez de le faire, sachez qu'il n'y a pas de mot à toutes les stations (14). Nous croyions que nous avions raté beaucoup de mots, en fait nous les avions tous, à part un petit article.

Nous avons croisé une horloge à eau, installée pour fêter le millénaire de la ville.

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Et tranquilement nous sommes remontés jusqu'au bois d'amour. Il s'agit d'une ancienne carrière de schiste qui a été réhabilitée.

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Un dernier petit tour pour admirer la flore de la zone humide et la bambouseraie, et kenavo Josselin !

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08 avril 2019

Judikael à la radio

Vendredi soir, quand nous sommes arrivés à Brasparts, Judikael était en mode rebelle : "Puisqu'on ne peut pas parler français, je ne parlerai pas du tout !" (En fait le français n'est pas interdit pendant le stage, mais les enfants sont encouragés à parler breton, c'est le but !)

Alors le lendemain, quand il s'est porté volontaire pour parler au micro de France Bleu Breizh Izel, j'ai dû me tenir pour ne pas tomber de ma chaise !

Vous pouvez l'écouter ici : https://www.francebleu.fr/emissions/nos-journaux/breizh-izel

Il faut cliquer sur le journal de 7h16. C'est le premier reportage.

J'ai bien peur que cette page change tous les jours, je vais donc chercher une solution pour qu'on puisse encore la retrouver demain et après.

 

Evid ar vrezonegerien : "Mond da Gastellin" eo, evel just, n'ouzon ket perag moa lâret "e". Aon rag ar mikro sur a walh !

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