Maïwenn

18 juin 2017

Fort du Mengant

Encore un fort assurant la protection de la rade de Brest, et en particulier le goulet ci-dessous.

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Le fort du Mengant a été construit en 1694 par l'incontournable Vauban. Il a un frère jumeau juste en face, la batterie de Cornouaille à Roscanvel.

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La digue remonte, elle, à la fin du XIXe siècle. La rampe qu'on voit à droite a été construite dans les années 60 pour monter des radars qui sont testés dans la partie haute du fort et acheminés par la mer.

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Le chemin côtier qui relie la Pointe St Mathieu à Brest passe par là. Et comme sur tout le trajet, c'est magnifique.

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Il faut compter 2km pour rejoindre le fort du Dellec.

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Par contre je préfère vous prévenir, le dimanche matin c'est pris d'assault par les sportifs. "Mais c'est la journée des coureurs ou quoi !" s'est exclamé Judikael.

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Côté campagne, c'est pas mal non plus !

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15 juin 2017

Brezoneg e ti ar roue*

*Du breton chez le roi

A son ouverture à Brest en avril, le magasin Leroy-Merlin a été salué pour sa signalétique en breton. J'y suis allée ce matin, effectivement une (petite) partie des panneaux est bilingue. C'est juste symbolique, mais c'est déjà ça. Et sur le parking, les places réservées aux familles sont signalées par ce dessin assez rigolo.

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Je me demande quand même si un jour on arrivera à se défaire de la coiffe bigoudène comme représentante de la Bretagne entière, ou si c'est déjà trop tard...

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05 juin 2017

Presqu'île du vivier (Porspoder)

Hier nous étions invités à la crêperie Les chardons bleus à Porspoder (une bonne adresse !). Après le repas nous nous sommes promenés sur la presqu'île du vivier juste à côté.

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Un endroit venté,  vous croyez ?

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Un rosier très vaillant !

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La presqu'île du vivier fait face à la presqu'île Saint-Laurent où nous nous étions promenés fin 2015. C'est elle qu'on aperçoit ici. Ca ne ressort pas bien sur cette photo mais le sable est d'un blanc éclatant.

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27 mai 2017

Les volets de Saint Martin

Pour embellir le quartier de Saint Martin, un gros travail a été fait sur les volets. Et c'est vrai que de beaux volets colorés, ça change tout !

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Mais à Saint Martin, et plus particulièrement Place Guérin on s'y entend pour mettre de la couleur dans la vie. Ce week end c'est la Foire aux croûtes, associée aujourd'hui au Festival des Fanfares.

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Le seul problème (hormis quand on doit traîner un Judikael rétif) c'est qu'il y a trop de fanfares dans un périmètre restreint. Dès qu'on s'éloigne d'une source musicale tous les morceaux se mélangent et le paysage sonore n'est plus qu'une cacophonie difficile à supporter.

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Alors finalement, quand certains posent leurs instruments, c'est plutôt agréable. Et ça fait de belles photos !

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25 mai 2017

Là-bas dans les Monts d'Arrée

29° à Brest c'est rare. En mai, c'est un record ! Plutôt que d'aller à la plage, nous avons pris la direction des Monts d'Arrée. Première étape, le Mont Saint Michel. Je croyais que John y était déjà allé, mais non, il était temps qu'il le découvre !

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 Ex-voto divers et variés dans la chapelle.

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On appelle cette montagne qui culmine à 380m le Mont Saint-Michel de Brasparts bien qu'il se trouve sur la commune de Saint Rivoal. Ce n'est pas une usurpation et l'explication est simple. Saint-Rivoal est une jeune commune qui n'a pas encore 100 ans, elle a été créée en 1925. Auparavant ce territoire appartenait à Brasparts. Le nom du mont est resté.

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Judikael admire les tourbières, surnommées les portes de l'enfer.

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Ensuite nous nous sommes rapprochés du lac, dans le but de rencontrer le diable. Mais nous ne l'avons pas trouvé, au grand regret de Judikael. Sans doute que le jeudi de l'Ascension n'est pas une bonne date pour une telle rencontre.

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Au niveau de l'école de chasse nous avons trouvé des moutons paissant dans le verger, en partie greffé par AM. Le lieu-dit s'appelle Ti Blaise. En breton Ti Bleiz, ce qui est beaucoup plus clair : la maison du loup !

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Là, un panneau nous a proposé de faire un circuit de 2 km, à la recherche d'indices de la présence d'animaux sauvages. Waou, génial, un des jeux de Judikael. Finalement, le terrain était trop sec pour les empreintes. Et le circuit n'est sans doute pas fini, nous avons dû faire demi-tour.

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Mais c'était une balade vraiment agréable dans la lande. Les genêts sont en fleurs, c'est magnifique. Et le Mont veillait sur nous.

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Allez, encore des genêts pour la route !

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Pour ceux qui auraient envie de continuer le voyage et de se remettre dans l'oreille la chanson de Youenn Gwernig, Tuchenn Sant Mikel, je vous laisse cette vidéo qui présente de bien belles photos du Mont dans la brume.

Youenn Gwernig Tuchenn Mikael

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11 mai 2017

Injures à Chamathewi

Vous allez dire que mes derniers messages relatifs à la Thaïlande sont plutôt négatifs. C'est vrai, je suis vraiment affligée par le gouvernement de la junte et les entorses aux libertés. Promis, mon prochain message sera plus positif. Mais je ne pouvais pas ne pas relater le fait divers suivant, étant donné qu'il s'est passé à Lamphun.

Fin avril, un jeune de 23 ans, habitant à Lamphun, a été condamné à un an de prison avec sursis et 5000 bahts d'amende (130 euros) pour blasphème, dans le cadre de la loi de lèse-majesté. Il aurait insulté, non pas le roi actuel, non pas son père, mais la reine Chamathewi. Chama t'es qui ? Je vous en avais parlé rapidement ici. Selon la légende elle a fondé le royaume de Haripuchai, dont le centre était Lamphun, en 661.

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Oui, en Thaïlande on peut être condamné pour outrage à une reine mythique du VIIe siècle ! Amazing Thailand!

Ce sont des habitants de Lamphun qui ont porté plainte contre lui après avoir lu son message sur Facebook. Sympa l'ambiance !

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09 mai 2017

A Bangkok on ne mange plus dans la rue

Je crois que je vous l'avais dit, ces derniers mois, les stands de nourriture ont été chassés des rues de Bangkok. Je voudrais vous signaler un article de Pravit Rojanaphruck du journal Khao Sod, qui met en relation deux choses qui me sont chères, la démocratie et la gastronomie populaire.

L'article est ici, en anglais. Comme je me doute que certains ne pourront pas le lire, je l'ai traduit. Il n'est pas très bien écrit à mon avis, mais le propos est clair. Ca fait plusieurs fois que je lis des articles de ce journaliste, et je trouve qu'il y a du cran de critiquer la junte de façon aussi nette, dans un pays où la liberté d'expression est loin d'être un acquis...

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L'interdiction de la nourriture de rue : un assaut banal sur le mode de vie.

 

L'ironie du débat sur l'interdiction de la nourriture de rue à Bangkok a été que ça a incité des étrangers – surtout des médias occidentaux – à signaler à quel point la nourriture de rue était unique et dynamique ici avant que le régime militaire fasse légèrement marche arrière.

 

En réponse aux articles des médias étrangers au sujet du toilettage (lire : interdiction) de la nourriture de rue dans la capitale thaïe, le régime a rapidement rassuré les touristes en leur disant que les stands seraient toujours présents à certains endroits très touristiques, comme Yaowarat (Chinatown) ou Khaosan road.

 

Néanmoins, peu de choses ont été dites sur la nourriture de rue et ce que ça signifie pour les Thaïs vivant et travaillant à Bangkok. C'est comme si le gouvernement ne se préoccupait que de l'argent des touristes.

 

Maintenant que beaucoup de rues de Bangkok sont vides de stands, des centaines de milliers de travailleurs qui en dépendent se ruent sur les supérettes omniprésentes pour savourer des plateaux repas surgelés. On voit clairement qui va en profiter, que ce soit pour le goût, l'aspect nutritionnel ou l'argent. Beaucoup sont comme des chats nourris inlassablement de nourriture toute prête ou pré-cuite.

 

La junte a utilisé le prétexte de l'hygiène et de l'ordre pour ce nettoyage. Depuis, de nombreuses rues de Bangkok, comme Lat Phrao ressemble à des rues désertes ou des villes fantômes la nuit, maintenant que de nombreux vendeurs ont été déplacés. On a simplement dit aux commerçants, pour la plupart de condition modeste, de disparaître, ou on leur a proposé des sites si difficiles d'accès que le résultat est le même.

 

Que ce soit intentionnel ou non, les conséquences sur le dynamisme de Bangkok sont palpables. C'est comme si nous étions atomisés, nos relations humaines réduites, prêts pour une régime militaire aussi long qu'un marathon, plus long que ce que la junte promet sans cesse au sujet de sa longévité.

 

Contrairement au personnel des supérettes comme 7-Eleven et FamilyMart – possessions d'immenses conglomérats thaïs – qui vous demandent si vous voulez acheter des raviolis chinois ou autre en vous remerciant machinalement à la caisse, les contacts humains sont imprévisibles quand on discute avec les vendeurs des rues.

 

Je ne peux pas m'empêcher de penser que le chef de la junte, le Général Prayuth Chan-Ocha, veut nous atomiser encore plus, casser le lien social, pour que ce soit plus facile pour lui de régner d'une main de fer avec son sermon télévisé du vendredi, de la propagande qui aurait impressionné Fidel Castro.

 

Et si vous trouvez cette interdiction illogique, et même contre-productive pour Bangkok, alors rappelez-vous que la dictature implique le contrôle. Le contrôle totalitaire parfait est un contrôle auquel on obéit sans réfléchir à deux fois – en fait, sans réfléchir du tout. Avec un contrôle dictatorial les gens sont blasés et obéissent sans se poser de questions. Plus le décret dictatorial est banal, meilleur il est.

 

Peu importe que l'interdiction de la nourriture de rue à Bangkok soit mal conçue, à la fin la victime est le mode de vie et le dynamisme de la ville.

 

Pour un Bangkokien, la dernière décision en date de la junte est consternante. La nuit, des lieux animés sont devenus étrangement calmes et vides. Au revoir la nourriture de minuit qu'on pouvait trouver partout.

 

Les Bangkokiens pauvres et ceux qui cherchent du travail dans la capitale ne peuvent pas se payer le restaurant, par conséquent ils se retrouvent dans les supérettes, enrichissant les propriétaires, qui sont déjà pleins aux as. Dans quelle situation difficile se retrouveront des millions de gens pour le reste de leur vie professionnelle ? N'est-il pas possible de trouver un compromis et d'assurer l'hygiène et l'ordre sans détruire les stands ?

 

Je suis sûr que c'est possible s'il y a une volonté et la reconnaissance de l'immense valeur culinaire et culturelle de la nourriture de rue – et pas seulement pour les touristes.

 

Tout ce qu'on peut espérer maintenant, c'est une renaissance des stands dans un futur lointain.

 

Réintégrons les stands dans Bangkok quand nous aurons retrouvé la démocratie, et laissons les soldats de la junte se gaver de tous les plateaux repas surgelés des supérettes dans des camps militaires une fois qu'on les aura forcés à regagner leurs baraques !

 

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08 mai 2017

Odet Loisirs

Jusqu'au mois dernier, je ne savais pas qu'il y avait un parc d'attraction dans le pays de Quimper. Et les parents d'un copain de Judikael m'ont parlé d'Odet Loisir, "un peu vieillot mais très bien pour les petits". Nous y avons passé la journée, et je confirme leur avis. Je ne connais pas l'histoire du parc, qui a fêté ses 25 ans, mais on l'imagine bien créé par un grand-père bricoleur. Un grand-père sympa, qui imagine des jeux, des machines, des parcours, pour des petits-enfants curieux et un peu casse-cou.

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C'est un peu l'anti-Disney. Pas de queue, pas de personnel pour nous brider et on met la main à la pâte : tu veux descendre le water-slide ? Eh bien il faudra d'abord monter ton canot pneumatique.

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A Odet Loisirs on se glisse dans des sacs à patate pour glisser et tant pis si le petit pourrait tomber dans la rivière en traversant le pont de singe !

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Le site est complètement perdu dans la campagne (et ils sont chiches en panneaux indicateurs !). C'est calme et joli : un vallon de l'Odet. 

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Nous y sommes restés plus de 5h et c'est la perspective de la journée d'école qui nous a fait quitter avant la fermeture, Judikael serait bien resté plus longtemps. L'entrée coûte 10 euros pour tous (à partir de 3 ans), je pense que ça vaut le coût. Les enfants jusqu'à 10 ans environ passeront une excellente journée ! Et leurs parents s'amuseront aussi !

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Départ de la tyrolienne de 175m, ça décoiffe !

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01 mai 2017

Musique au cimetière

Dans certains pays les cimetières sont des lieux de vie comme les autres. En France, on a plutôt tendance à les éviter. Ca n'a pourtant pas toujours été le cas. Au Moyen-âge, quand les cimetières étaient autour des églises, au coeur des villes, on y vivait.

Aujourd'hui nous avons assisté à un événement rare, un concert dans un cimetière, celui de Kerfautras.

Gildas Vijay Rousseau

A l'invitation du service Décès-cimetière de Brest (oui, ça fait bizarre), le pianiste Gildas Vijay Rousseau nous a régalés pendant une heure et demie avec un répertoire allant de Haendel à Metallica, en passant par Trenet ou Jeff Buckley. Vraiment super ! Comme vous le voyez, nous étions dans une partie très verte, c'était très champêtre. Mais lors de son premier concert, au cimetière Saint-Martin en octobre, il a joué dans une petite chapelle, au milieu des tombes !

Gildas Vijay Rousseau est un artiste étonnant, il joue aussi bien du metal que de l'orgue pendant la messe !

 

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30 avril 2017

L'orphelinat de Rosalie Léon

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Un étudiant russe m'a demandé un jour pourquoi il y a un arrêt de bus nommé "Prince Russe" au Relecq Kerhuon. C'est qu'un authentique prince russe Pierre de Sayn-Wittgenstein y avait un manoir. Et s'il avait acheté cette demeure au bord de l'Elorn, ce n'est pas par hasard. C'est parce que sa maîtresse avait travaillé à Guipavas (à l'époque la commune du Relecq-Kerhuon n'existait pas). Rosalie Léon, née à Quimper en 1832 travailla dans une auberge du bourg avant de partir à Paris, pour suivre un artiste de cirque, dit-on. Là-bas elle rencontra le prince, qui ne put l'épouser puisque la coutume interdisait qu'il se mariât avec une roturière. Ils vécurent ensemble environ 25 ans, jusqu'à la mort de Rosalie en 1886.

Généreuse, celle-ci avait voulu construire un orphelinat sur la corniche du Relecq. Le projet ne vit pas le jour, mais les ruines sont toujours là.

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La grève juste en contrebas.

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Et les ponts, que Rosalie et son prince n'ont pas connus.

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