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Maïwenn

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2 septembre 2026

Port Dickson

Judikael voulait inclure un peu de plage dans notre voyage. Comme ce n'est pas notre priorité, j'ai cherché une destination qui ne nous prendrait pas trop de temps. J'ai donc fait une croix sur les belles îles aux eaux turquoises et nous avons passé 2 nuits à Port Dickson, à 80km au nord de Malacca. Je me doutais bien que ce ne serait pas un endroit magnifique, mais ça a constitué une étape de repos pour nous. 

 

J'avais loué un petit appartement dans cette résidence les pieds dans l'eau. Finalement, l'eau en question n'était pas très propre, donc nous avons surtout utilisé la piscine. 

Comme son nom le suggère, Port Dickson a été fondé par les Britanniques. En malais il s'appelait Arang, qui veut dire "charbon". Maintenant on l'appelle plus communément PD. Il compte environ 130 000 habitants. C'est une station balnéaire, mais aussi un site industriel (raffinage de pétrole notamment). On le voit bien sur cette photo prise de notre balcon. 

En choisissant son angle de prise de vue soigneusement, on peut faire de belles photos, mais globalement ce n'est pas la destination malaise de référence.  

Une petite partie du littoral est constitué de mangrove, elle a été joliment mise en valeur. 

La résidence où nous logions annonce sur son site internet qu'elle accueille un site de recherche sur les tortues, qui pondent à Port Dickson. Je ne l'ai pas trouvé, il n'y avait qu'un petit bassin avec quelques tortues. Pas sûr qu'elles y soient très heureuses. 

 Pour tous nos déplacements nous avons utilisé le service Grab (comme Uber), vraiment très utile : nous n'avons jamais attendu plus de 7 minutes et le coût de la course est vraiment minime. 

Vous l'aurez compris, pas une étape incontournable de notre séjour, mais on en gardera un bon souvenir. Je vous laisse, je vais pêcher le soleil. 

 

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29 août 2026

Malacca

Notre semaine malaise a commencé à Malacca, qui a donné son nom au détroit. C'est le plus ancien port de Malaisie, fondé vers 1400. En 1511, les Portugais expulsent le sultan de cet état prospère grâce au commerce avec tout l'est de l'océan Indien et même Oman et Ormuz. Malacca a donc aussi le titre de plus ancienne colonie européenne d'Asie. 

A Famosa, forteresse construite vers 1512.  

Eglise Saint Paul, construite vers 1521 

En 1641, c'est au tour des Néerlandais de s'installer. Ils construisent la "place rouge" (qui était blanche à l'époque) pour marquer le centre du pouvoir. Ici à gauche le Stadthuys (la mairie en néerlandais).

Ensuite c'est au tour des Britanniques de conquérir la Malaisie, en 1824. Le pays ne retrouvera son indépendance qu'en 1957.

Ce beau bâtiment est une reconstruction du palais du sultan au XVe siècle. 

En face on trouve une grande place pavée. A l'époque du sultan, il y avait peut-être là un beau jardin appelé le Jardin Interdit. 

Aujourd'hui, Malacca est une ville de plus de 450 000 habitants. Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, elle est très touristique. 

Apparemment le top du top c'est de faire une visite à bord d'un tuk-tuk très kitsch. Spiderman, Hello Kitty, Dragon Ball, à vous de choisir ! 

Malacca est connue aussi pour ses bars et restaurants, notamment le long de la rivière.

Et Jonker Street et son marché nocturne ravissent les papilles des promeneurs. 

La nourriture malaise n'a pas vraiment fait frétiller nos papilles à nous. Nos premiers essais n'ont pas été vraiment concluants, notamment à cause de l'omniprésence du sambal, un mélange de piment et de pâte de crevettes. Nous n'avons pas pris le temps de chercher des plats n'en contenant pas, et sommes restés fidèles à notre régime issu de Singapour : la cuisine indienne. Et les roti canai ! Mais c'est de la cuisine malo-indienne : des naans souvent servies avec du curry. 

De jour, c'est très instragrammable aussi. On a du mal à l'imaginer, vu de France, mais la Malaisie est le pays le plus visité d'Asie du Sud-Est, avec environ 40 millions d'arrivées annuelles. 

A Malacca il y a aussi un petit musée complètement inattendu et complètement loufoque : le musée des fantômes. On peut y apprendre beaucoup de choses sur les fantômes d'Asie asiatiques en particulier. Et surtout prendre des photos avec des costumes variés. Parfait pour faire aimer les musées aux jeunes ! Nous n'y avons croisé personne, ça aurait sûrement un peu pénible si nous avions dû attendre notre tour dans chaque pièce. 

Nous avons passé 2 nuits à Malacca, ça me semble bien. Certains sites conseillent d'y faire étape pour une nuit seulement, ça aurait peut-être été un peu court, en arrivant en début d'après-midi. Nous logions non loin de Jonker Street, dans un petit hôtel très calme (25€ la chambre triple). J'ai pris cette affiche en photo à cause des fruits. Que le durian soit interdit, c'est classique, son odeur est vraiment insupportable. Par contre les mangoustans ne sentent rien ! Mais je pense qu'ici c'est un problème de couleur : ça tâche ! 

 

23 août 2026

De Singapour à la Malaisie

Singapour n'est séparé de la Malaisie que par le détroit de Johor, qui fait environ 1km de large pour 50 de long. Deux ponts le traversent, un au nord, menant directement à la ville de Johor Bahru, l'autre à l'ouest, que nous avons emprunté en car. 

 

Mais avant de partir, une conclusion sur Singapour s'impose. Tous les trois, nous avons été vraiment impressionnés par ce pays. Y vivre doit être stressant, il faut beaucoup travailler pour atteindre un niveau de vie permettant d'en profiter. En particulier quand on est étranger : on paye ainsi 60% de plus pour acheter un appartement, et les écoles publiques ne sont pas accessibles et le privé très cher. Et le régime politique reste largement imparfait puisqu'il n'y a qu'un seul parti. C'est un autoritarisme doux, doublé d'un paradis fiscal, mais cet état de fait est  accepté par la population en échange de la prospérité

 

Cependant pour quelques jours, c'était parfait. Certains disent que c'est aseptisé, pour nous la propreté était vraiment agréable. Tout au plus, niveau incivilités, nous aurons vu quelques bouteilles d'eau abandonnées. Et comme nous nous sommes contentés de visites gratuites, bien suffisantes pour 3 jours, ce n'était pas si onéreux. 

(Ceci n'est pas le détroit de Johor, c'est la rivière de Singapour)

Pour aller jusqu'à Malacca, notre première étape malaise, nous avons donc pris un car (18€ par personne). Nous nous sommes arrêtés une première fois avant le détroit pour passer la douane singapourienne : un simple scan de passeport, comme à l'arrivée. Nous sommes remontés dans le car pour traverser, puis vérification des passeports à l'entrée en Malaisie. J'avais fait nos cartes d'arrivées en ligne. Pour Judikael et moi il a suffit de scanner nos passeports. Mais bizarrement, alors que la Malaisie et la Thaïlande sont toutes les deux des membres de l'ASEAN, John a dû passer par un douanier en chair et en os. Ça n'a pris que quelques minutes de plus, très efficace. Et nous avons retrouvé le car, qui nous a ensuite déposés à la gare routière de Malacca au bord du détroit du même nom, après 250km de route au total. 

21 août 2026

Singapour : jour 3

 Le matin du 3ème jour, nous sommes allés dans un parc pour rejoindre un groupe d'ultimate frisbee, qui accueille tous celles et ceux qui souhaitent jouer. Judikael a donc pu pratiquer son sport en anglais, dans une ambiance très internationale. 

A une heure de bus de notre hôtel, c'était l'occasion de voir le vrai Singapour. Il y avait beaucoup de monde dans ce parc, des enfants faisant des cours de foot, des joggeurs... Comme le reste de la ville, il était parfaitement entretenu. 

A midi, nous avons déjeuné dans un hawker center. John a discuté avec un couple de Singapouriens âgés d'origine chinoise très sympa. En voyant mon assiette contenant des paratha (sortes de naans feuilletés), la dame s'est exclamée : oh, ça a l'air bon, je n'en ai jamais mangé. C'est pourtant un plat de base de la cuisine indienne, vendu partout. Pour moi cette dame représente un peu la culture singapourienne : les différentes communautés vivent ensemble, mais sans se mélanger. Il n'y a pas de conflit, des quotas s'assurent que personne ne se sente lésé, mais les cultures restent compartimentées. J'ai vu peu de couples mixtes par exemple. Ou alors je ne les ai pas remarqués, pas toujours facile de distinguer les Chinois des Malais. 

L'après-midi, retour au centre-ville. La caserne des pompiers a fière allure !

Nous sommes montés sur la colline de Fort Canning, le point culminant du centre (48m !). Toutes proportions gardées, ça m'a un peu fait pensé à Taipei, parsemées de collines. 

Les Malais l'appelaient la colline interdite, ils pensaient qu'on y trouvait des sépultures royales et qu'elle était hantée. C'est là que Sir Thomas Stamford Raffles, le fondateur de Singapour (1819), avait fait construire sa résidence.  Elle y est toujours. 

Les infrastructures militaires ont moins bien résisté au temps. 

Les arbres, eux, se portent bien.  

Un panneau a éveillé notre intérêt : "Fort Canning Tree Tunnel". Nous avons donc décidé d'y aller. A l'arrivée, stupeur. Il s'agit d'un simple "trou" orienté vers le ciel et les arbres, où il faut faire la queue pour prendre une photo. Instagram est passé par là ! 

Nous, nous sommes arrivés par le trou, alors j'ai pris une photo rapidement. 

D'accord, c'est assez joli. Mais est-ce que ça vaut la peine de faire la queue ? Pas pour moi...

16 août 2026

Singapour : jour 2

Pour commencer notre 2ème journée, direction le quartier indien.

Pour l'ambiance, et pour voir la maison de Tan Teng Niah, une maison chinoise de 1900, très colorée. Enfin, c'est ce que j'avais lu, on ne peut pas confirmer puisqu'elle est en travaux et recouverte d'une bâche. Mais ce déplacement n'était pas vain. Nous avons pu nous mêler à la foule pour une cérémonie au temple Sri Veeramakaliamman.

Des saris magnifiques, des officiants torses nus, de l'encens, des offrandes... On n'a rien compris, mais c'était beau. 

Après ça, nous avons mangé indien, bien sûr. Dans un "hawker center", une de ces cafétérias proposant des plats à petits prix. 

Changement d'ambiance l'après-midi, avec le Civic District, le grand centre financier au bord de l'eau. 

C'est aussi là qu'on trouve le merlion - mermaid (sirène) et lion. Il s'agit d'une statue commandée par l'Office du Tourisme au début des années 60 pour servir de logo à la ville. 

Je ne dirais pas qu'il est dans mes goûts, mais bon, c'est un monument important ! 

Et regardez à qui il fait face.

Le ciel bien chargé marque notre première averse tropicale. Nous n'avons jamais été complètement trempés, mais avons été bloqués pendant une à plusieurs heures de nombreuses fois. Ce qui était d'autant plus frustrant qu'à 10 000 km de là, la France était en état de sécheresse avancé. 

Ce soir-là, nous avons rejoint une ancienne collègue dans le quartier de Tampines, à l'est de Singapour. De grands immeubles bien tenus, des espaces verts, j'ai l'impression que c'est la normalité singapourienne. 

Elle nous a amenés à la plage de Pasir Ris. De là, nous avons pu voir la Malaisie, juste en face. 

Pour le retour nous avons pris le métro et un bus. Je me suis rendue compte qu'on l'avait pris dans la mauvaise direction, nous sommes donc descendus à l'arrêt suivant et avons traversé la rue. Le bus est arrivé peu de temps après. Et là, surprise, c'était le même, il avait juste fait demi-tour. Nous revoir a fait sourire la conductrice derrière son masque (on ne peut pas dire que les chauffeurs soient très communicatifs sinon...)

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14 août 2026

Singapour : jour 1

Notre première journée à Singapour a été particulièrement dense. 

Premier arrêt, la mosquée Sultan dans le quartier malais, construite en 1826 et agrandie en 1932. 

Elle est magnifique, et les non-musulmans ont le droit d'y entrer. Pour cela il faut se couvrir, si notre tenue est trop découverte, comme pour John et Judikael sur cette photo. Nous avons dû mettre des toges. Par contre je n'ai pas eu à me couvrir la tête. Mention spéciale pour les personnes chargées de l'accueil, les plus gentilles et souriantes qu'on ait croisées dans le pays. 

 

Ensuite, direction Chinatown. Les Singapouriens d'origine chinoise représentent les 3/4 de la population, donc on pourrait dire que tout le pays est un grand Chinatown. Mais c'est le nom donné au quartier historique d'où s'est développé la ville. Comme on connaît déjà la Chine, ce n'était pas ça qui nous attirait, mais le temple hindou Sri Mariamman, le plus ancien du pays. 

Les Indiens représentent environ 8% de la population, beaucoup sont des Tamouls. Le tamoul est donc une des 4 langues officielles, avec l'anglais, le chinois et le malais. Si certains Indiens ont émigré récemment, notamment pour travailler dans la finance ou l'informatique, la plupart sont des descendants de travailleurs "invités" à venir travailler dans cette colonie britannique. 

 

Comme il faisait très chaud, nous avons décidé d'aller nous reposer au jardin botanique. En allant prendre le métro, nous sommes tombés sur le temple de la relique de la dent de Bouddha. Nous avons raté la dent, mais avons bien profité du faste !

Le jardin botanique est tout aussi fastueux, dans le genre végétal. Entretenu au millimètre près, c'est une merveille. Nous ne l'avons pas parcouru en entier, peut-être une prochaine fois !

Après cette pause verte, nous avons admiré des arbres d'un autre type, ceux de Garden by the Bay. Avec en prime, un car de moines tibétains, ce qui était vraiment inattendus. 

Eux aussi ont le droit à leur écrin végétal, lui aussi semblant sortir d'un magasine pour les paysagistes. 

Et dominant les arbres, vrais et faux, le Marina Bay Sands, un des hôtels les plus impressionnants du monde. Il compte 2561 chambres, des magasins, un centre des congrès, un théâtre, un casino, et, évidemment, une piscine à débordement sur le toit. Il a été imaginé par Moshe Safdie, qui est aussi le père de l'aéroport. 

De l'autre côté de la baie, le Singapour flyer, 165m de haut.  

Tout ceci s'illumine à la nuit tombée, nous avons donc dû attendre. Judikael vous dirait que c'était beaucoup trop long, moi je juge que ça en valait la peine. Et c'est assez amusant d'observer les touristes prendre la pose.

 

Fin des visites de la première journée. Je ne vous avais pas menti, Singapour, ça en jette ! 

14 août 2026

1 mois pour 3 pays

Trois ans après notre dernier voyage en Thaïlande, il était temps de repartir au pays du sourire. Mais cette année j'ai vu les choses en grand : avant la Thaïlande, nous avons passé 3 jours à Singapour puis une semaine en Malaisie. 

Nous sommes partis le 14 juillet au soir et arrivés à Singapour le lendemain soir. L'aéroport donne le ton : la cité-état cultive son effet whaou !

Les palmiers, c'est rien, juste une mise en bouche. Parce que, franchement, pourquoi ne pas avoir une cascade dans un jardin luxuriant ? La chute d'eau a même un nom, Rain Vortex et, avec ses 40 mètres, c'est tout simplement la plus grande du monde (à l'intérieur). 

Comme nous étions fatigués du voyage nous ne sommes pas restés, mais nous aurions pu passer la soirée à arpenter les 5 étages de magasins et restaurants. 

Nous avons pris un taxi pour rejoindre notre hôtel, dans le quartier de Geylang. Il est estampillé "quartier chaud" mais j'avais fait quelques recherches avant, et je ne regrette pas ce choix. En guide de "quartier chaud", on a juste vu un panneau pour un magasin "adult only". C'est un quartier vivant et populaire, pas très loin du centre touristique, idéal pour ne pas dépenser une fortune en hôtel et restaurants.

Car il faut bien dire que Singapour, contrairement aux autres destinations d'Asie du Sud-Est, est très coûteuse. Mais ça reste moins cher que l'Europe occidentale. Faute d'avoir trouvé des chambres triples à prix abordables, j'avais réservé 2 chambres, à 70€ chacune. Pour les repas, nous avons dépensé entre 5 et 8€ par personne. Et pour le transport, nous avions un pass de 3 jours à 20€ par personne. Pour le reste, nous n'avons fait que des visites gratuites, c'était bien suffisant pour 3 jours et vous verrez dans les messages à venir que nous ne nous sommes pas ennuyés. 

Premier repas, cuisine chinoise. Par la suite nos papilles nous ont dirigés presque systématiquement vers les restaurants indiens, miam miam !

 

12 juillet 2026

Le Chat à Brest

Brest accueille les déambulations du Chat, le héros de Geluck jusqu'au 5 octobre. Autour de la rue de Siam, 15 statues monumentales interpellent, émeuvent, font réfléchir.

Sur le site de Geluck on peut voir comment les statues sont fabriquées, d'une idée sur papier aux mastodontes de bronze de plus d'une tonne (2 avec le socle), en passant par le fil de fer et la terre glaise. 

Avant Brest, le félin est passé par Paris, Bordeaux, Caen, Genève, Monaco, Montreux, Bruxelles, Guérande et Lyon.

 

Flûte à bec 

 

Beauté intérieure

Obligation préfectorale : les statues doivent résister à des vents à 160 km/h. On ne sait jamais, surtout à Brest !

 

Sur les Champs-Élysées il a fallu faire des adaptations : elles étaient trop lourdes, sachant que la ligne 1 du métro passe juste en dessous. Le poids maximal y est de 420kg par m². Il a donc fallu utiliser des répartiteurs de charge. Pas de problème de ce genre à Brest apparemment, les débris de la ville pré-seconde guerre mondiale forment un sous-sol solide. 

9 juillet 2026

Le Moulin Blanc

Pour les gens nés à la fin du XXe siècle, comme moi, la plage du Moulin Blanc semble avoir toujours existé. Mais elle est à peine plus vieille que nous ! La plage n'existe que depuis les années 60, quand la grève a été ensablée par des déversements provenant des mines d'étain de Saint-Renan et de dragages à Bertheaume. C'est aussi à cette époque qu'on a construit le port de plaisance. 

 

Avant ça, le Moulin Blanc (où il y a vraiment eu un moulin peint en blanc, sur la rivière du Stang Alar) était un lieu de villégiature, desservi par la route (rue du Moulin Blanc = rue de Verdun actuelle) ou par le train (halte du Rody). En effet, les palissades laissent voir, ou deviner, des maisons cossues. 

L'auberge de jeunesse s'y est aussi installée, en 1983.  

Puis est venu Océanopolis, en 1990.

 

Au XXIe siècle, ce sont les énergies marines renouvelables qui ont fait évoluer le site. Le polder a été agrandi pour accueillir les futures éoliennes. 

 

Celui ou celle qui a pensé à mettre des belvédères tournés vers le polder imaginait sans doute que ce serait un lieu très vivant. 

Brest y croit toujours, mais pour le moment on ne peut pas dire que ce soit une zone d'activités intenses malgré ces composants. 

 Pour les archives, on se rappellera qu'en ce 9 juillet il faisait encore 28° à 20h30. La couleur de la végétation ne trompe pas, la sécheresse est bien là. 

 

28 juin 2026

Fermeture de Saint-Jean

Ce matin j'ai assisté à un événement exceptionnel : la dernière messe dans une église vouée à la fermeture. L'église en question, c'est Saint-Jean, dans le quartier de Pen ar Creach. 

Elle a été bénie le 6 octobre 1956 sous le nom de chapelle Sainte-Bernadette. C'était un édifice provisoire, en attendant de construire une église juste à côté (à gauche sur la photo, il y a un jardin public maintenant). Finalement, l'année suivante, la chapelle devient église paroissiale sous le nom de Saint-Jean.

 

Elle a été construite en partie au titre des dommages de guerre, en remplacement d'une chapelle Saint-Joseph située rue Duquesne au centre-ville. C'est pourquoi, à la différence des autres églises d'après guerre, elle appartient à la Ville, tout comme Saint-Martin ou Saint-Marc par exemple. 

En 1960 la paroisse comptait près de 3000 fidèles. Beaucoup d'eux étaient des syndiqués de l'Arsenal (CGT, CFTC...), on la surnommait donc "Saint-Jean la Rouge". 

 

Mais comme partout, les années 70 voient un grand déclin de la pratique religieuse. En 1998 la paroisse de Saint-Jean intègre l'ensemble Brest-Europe Saint-Benoît avec Saint-Jacques (Dourjacq) et Notre-Dame du Tourbian (Coataudon). 12 ans plus tard, les trois paroisses se séparent et Saint-Jean rejoint Brest au Levant avec Saint Marc, Saint François du Guelmeur et Saint Joseph. En 2017, nouveau découpage, le Finistère ne compte plus que 20 paroisses, une seule pour Brest. Ces dernières années il n'y avait plus qu'une messe par mois à Saint Jean, et aujourd'hui c'était la dernière avant que la mairie ne récupère les clés.

 

La messe s'est déroulée normalement, puis le prêtre a réuni les enfants devant l'autel. Ils ont rangé les bougies, les fleurs, la nappe puis le prêtre a enlevé la pierre qu'il renfermait, marquant symboliquement la fin du caractère sacré du bâtiment. C'est une pierre carrée plate, on voit son emplacement sur la photo. 

Le mobilier et les objets seront répartis dans les autres églises de Brest ou du Finistère, si l'évêque l'accepte. La croix pourrait trouver asile à St-Marc, tandis que les deux seules statues pourraient rester sur place.

Je n'étais jamais entrée dans cette église et n'y étais pas attachée, mais j'ai trouvé que c'était un moment émouvant. Et j'ai hâte de savoir ce que l'avenir lui réservera. 

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Maïwenn
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